Le respect des besoins vitaux, et de ses codes sociaux :

C’est avant tout de respecter ses besoins, lui laisser vivre sa vie de chien avec ses besoins et ses envies.

La promenade est un besoin primordial chez le chien même s’il vit en maison. Elles doivent être quotidiennes et suffisamment longues, pour que l’animal puisse rencontrer ses congénères, si possible en étant détaché, dans un cadre de nature sans danger. Les rencontres et les jeux avec ses congénères sont eux aussi très importants pour son bien être.

Le jeu entretient une relation harmonieuse entre le maître et son chien. Même chez le chien adulte le jeu est très important, en dehors du besoin physique, il permet d’évacuer certaines tensions accumulées.

Quelque soient le type de jeu, solitaire (avec son corps), l’emploi d’un jouet, ou activité sociale avec ses congénères, toutes ces interactions de plaisir, sont indispensables à l’équilibre psychologique du chien. Lorsqu’un chien exprime quelque chose par des signaux propres à ses règles, il est nécessaire de les respecter. Un exemple : Si un maître réprimande son chien, et que celui-ci se soumet en se couchant au sol, il ne faut surtout pas insister, car le chien est en train de signaler sa soumission qui sert à d’éviter le conflit. Les sanctions données après la bêtise faite ne servent à rien et sont à exclure, car elles peuvent entraîner une rupture de la relation entre l’homme et le chien. Il faut donc éviter toutes interprétations anthropomorphiques si l’on veut être en mesure de respecter notre animal.Il est possible aujourd’hui grâce aux connaissances actuelles en éthologie de donner place aux besoins vitaux de nos animaux, de respecter leur mode de vie, et ainsi d’éviter de créer et d’entretenir des situations anxiogènes et invivables à chacun.

Différence entre autorité et autoritarisme :

Si certains chiens au caractère très affirmé ont besoin d’un peu d’autorité, celle-ci doit s’exercer en respectant toujours l’animal avec qui on entretien un lien affectif. Il n’est pas nécessaire de crier sur lui pour le faire obéir et encore moins de le brutaliser.

L’usage de la force n’assure en rien le respect !

La patience et la cohérence sont bien plus efficaces que la violence que ce soit dans le cadre de la pédagogie, comme dans celui de restaurer une bonne relation entre l’homme et le chien.
Hurler et faire usage de la force sur son chien pour le faire obéir aura l’effet inverse que celui recherché. L’animal ressentira seulement de la peur face à son maître et aucune confiance ne s’installera entre eux. De plus le chien peut se mettre à souffrir de peur continuelle sous forme d’anxiété.

A l’état sauvage, pour assurer son rang dans la meute, un individu dominant est calme, sûr de lui, et n’a pas besoin de passer à l’attaque pour se faire respecter et obéir. C’est la communication instaurée et respectée par tous les individus de la meute qui évite les agressions.

La réussite de la relation dépendra toujours d’une communication adaptée entre nos deux espèces !

L’enfant et le chien :

De part son rôle de fidèle ami confident, sans risque de trahison, et partenaire de jeu, l’animal donne à l’enfant le sens des responsabilités, le rassure, le valorise, le console et peu l’aider à vaincre sa timidité.

Mais sans surveillance, le chien peut parfois représenter un risque pour les enfants.

Les parents ont une responsabilité importante, celle d’enseigner le respect de l’animal, et de la prudence. Ils devront donner aux enfants quelques instructions concernant leur compagnon, afin d’éviter les risques de morsures. En effet, les enfants ne sont pas toujours conscients de la douleur qu’ils peuvent infliger à leur animal, et de la limite à l’agacement toléré par celui-ci.
L’enfant doit respecter sa tranquillité, et lui laisser un lieu où celui-ci pourra se reposer sans être dérangé, de même qu’au moment de ses repas. Un exemple courant de morsures d’enfants : il est très important de ne pas laisser un ou des enfants sans surveillance en compagnie d’un chien dans une pièce fermée. Si l’animal est importuné, naturellement son premier reflexe sera de sortir, de fuir, cette situation peut être douloureuse pour lui. Si les portes sont fermées ou qu’il n’a aucun moyen de s’échapper, après avoir produit des menaces, il n’aura pas d’autres moyens que de stopper la situation par ses crocs.

Gardons à l’esprit que l’animal ne doit pas être employé pour résoudre tous les problèmes de l’enfant, ni adopté sans être conscient des charges qu’il infligera, (les sorties journalières parfois longues pour son équilibre…).

Il n’est pas un jouet pour enfants ni un médicament : c’est un être vivant, avec des besoins à respecter pour être heureux.

De plus, il faudra accepter d’en assumer la responsabilité.

Pour les chiens, il n’y a pas de recette miracle, mais leur grande faculté d’adaptation leur permet de suivre le développement de l’enfant sans aucune agressivité. Tout dépend en réalité de la socialisation de votre animal. Nous l’avons vu, celle-ci se pratique dès son plus jeuneâge.Tous les spécialistes du monde animal et de la psychologie ont déjà maintes fois souligné les avantages de la présence d’un animal dans divers aspects du développement psychologique et social de l’enfant. Nos compagnons à quatre pattes ne gênent aucunement l’arrivée d’un bébé au sein du foyer, au contraire. Il faut simplement rester vigilant.

Ne pas entretenir la dépendance, lui apprendre à rester seul :

Entretenir la dépendance au maître n’est pas un service à rendre à son chien. En effet, le prendre dans ses bras constamment, le caresser en permanence, le choyer à l’excès, ne lui laisser aucune indépendance ni autonomie, ne fera que le prédisposer à ne pas supporter la solitude, l’isolement physique ou affectif, puisqu’il aura été rendu dépendant de ses maîtres. Un attachement trop intense à son maître lui fera ressentir une souffrance émotionnelle lors de son absence, qu’il aura peut être besoin d’évacuer par des manifestations indésirables. Il est important de lui laisser un peu d’autonomie.Mais il ne s’agit surtout pas de laisser son chien seul, livré à lui-même pendant la journée.Il convient de rappeler que le chien est un animal social et qu’il n’est pas prédisposé à rester seul pendant de longues heures. Ne pas respecter cela, c’est ignorer les besoins fondamentaux du chien et même se montrer dur à son égard.L’apprentissage de la solitude doit se faire le plus tôt possible. Il devra s’effectuer par étapes, en apprenant au chiot à rester seul dans une pièce seulement quelques instants, pendant que son maître se trouve dans une autre pièce. Ensuite si tout se passe bien, l’homme pourra quitter la maison quelques instants sans prévenir l’animal, soit par des mots, soit par des caresses, et il faudra procéder de la même manière pour le retour. Ainsi, on évitera au chien d’appréhender le départ de son maître.

Faire son deuil avant une nouvelle adoption :

Si l’on vient de perdre notre animal adoré avec qui nous avons passé de nombreuses années, il sera très important d’avoir fait son deuil avant une nouvelle adoption.

Perdre un être cher, même animal, est une épreuve parfois très difficile à vivre, et il est tout à fait normal et naturel de ressentir un vide immense et d’être très attristé. Accepter cet état, et ne pas se précipiter pour remplacer notre compagnon perdu, facilitera le travail du deuil, et permettra par la suite d’envisager d’acquérir un autre chien.

Sans le deuil achevé, le nouvel animal adopté, risquera d’être seulement un successeur, constamment comparé (à son désavantage), à l’ancien compagnon idéalisé.

Le nouvel arrivé risque fort d’en souffrir, et ne pourra trouver sa place dans un environnement incohérent, hostile à ses différences. De plus, cette relation construite sur une base confuse risquera d’exposer l’animal à des comportements perturbés.

Attention à ne pas délaisser, ni changer les habitudes de l’autre animal avec qui le chien disparu cohabitait, et ce malgré notre chagrin. Cet animal va lui aussi ressentir un vide, ses repères vont être changés, et de plus il percevra notre peine.

Par Anne Marie D'Amico comportementaliste à  La Clusaz, le Grand Bornand, Thônes...  Annecy en Haute-Savoie, et à Lyon

 

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